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Research and Innovation

Une Europe plus forte commence par des familles plus résilientes

De nombreuses politiques visant à renforcer la résilience de l’Europe ne tiennent pas compte des besoins et des défis des familles. Selon le projet rEUsilience, il s’agissait d’un angle mort, car la plupart des citoyens vivent dans un cadre familial. C’est pourquoi il élabore des politiques qui permettent aux familles de disposer des ressources et du soutien dont elles ont besoin pour contribuer activement à l’économie et à la société européennes.

© Norbert Sokolowski | European Commission

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L’Europe est confrontée à de nombreux défis, du vieillissement de la population à l’augmentation de l’insécurité financière, en passant par l’accroissement des inégalités et l’évolution des pratiques professionnelles. Les décideurs politiques savent que l’adaptation à ces changements est essentielle à la résilience de l’économie européenne, mais cette question n’est généralement abordée que sous l’angle des individus.

La famille est oubliée dans ces débats. «La grande majorité des personnes vivent au sein d’une famille, sous une forme ou une autre. Leurs ressources et leurs capacités sont donc fondamentalement façonnées par les relations étroites qui se créent dans ce cadre», explique Rense Nieuwenhuis, professeur agrégé de sociologie à l’université de Stockholm.

rEUsilience entend faire des familles un moteur de la construction d’une Europe plus résiliente.

«Notre objectif est de concevoir des politiques qui garantissent que toutes les familles européennes disposent des ressources, des compétences et du soutien dont elles ont besoin pour s’épanouir dans un monde qui évolue rapidement», note Mary Daly, professeure de sociologie et de politique sociale à l’université d’Oxford, qui a également travaillé sur le projet.

Un double désavantage pour de nombreuses familles

Le projet a commencé par s’intéresser à la vie familiale, en étudiant non seulement le fonctionnement des familles mais aussi, et surtout, la manière dont elles relèvent les nombreux défis auxquels elles sont confrontées. En recourant à différentes méthodologies, notamment des groupes de discussion et des analyses de vastes ensembles de données, les chercheurs ont identifié plusieurs limites importantes à leurs capacités de résilience. En tête de liste figure le manque d’accès aux ressources, qui peut limiter la capacité d’une famille à prendre des risques ou à s’adapter au changement.

«Lorsque différents risques convergent, comme le chômage et une mauvaise santé ou la nécessité de s’occuper d’un proche, la situation tend à devenir trop difficile à surmonter pour de nombreuses familles», explique Mary Daly.

«En Europe, beaucoup de familles sont également confrontées à un double désavantage: celles qui sont les plus exposées aux risques du nouveau monde du travail rencontrent plus de difficultés à surmonter ces risques», ajoute Rense Nieuwenhuis.

Transformer la recherche en action

Une fois cette recherche effectuée, le projet s’est attaché à traduire les résultats en recommandations exploitables. «Les États-providence européens ne fonctionnent pas de la même manière pour toutes les familles, les failles étant dues à des politiques qui ne sont pas suffisamment inclusives, flexibles et complémentaires aux besoins des différentes familles», note Rense Nieuwenhuis.

Pour remédier à certaines de ces failles, le projet a mis en place un laboratoire politique innovant. En réunissant des familles, des organisations familiales et des décideurs politiques, le laboratoire vise à fournir à ces derniers un ensemble de services et de solutions, ainsi qu’une feuille de route pour leur mise en œuvre, qui permettront de s’assurer qu’aucune famille n’est laissée pour compte. Par exemple, les chercheurs élaborent des politiques qui facilitent les transitions de la vie familiale. Il crée également un modèle complet de services d’aide aux familles.

«Le laboratoire politique a été conçu dans une optique d’impact et s’appuiera sur nos recherches pour favoriser la prise de décisions fondées sur des données probantes en matière de soutien aux familles et d’aide aux proches aidants, tant au niveau de l’UE que des États membres», explique Mary Daly.

En outre, le projet a permis d’améliorer la façon dont les familles sont comprises dans certaines des principales bases de données démographiques européennes. Il s’agit notamment de classer les ménages sur la base des relations familiales, une approche destinée à mieux identifier les ménages qui sont normalement regroupés sous l’appellation de «ménages multigénérationnels». De plus, les chercheurs développent une enquête sur mesure qui peut être ajoutée au portefeuille actuel d’enquêtes de l’UE afin de mieux comprendre ce qui se passe réellement dans les familles en termes d’accumulation de ressources, de partage et de résilience.

Des avantages partagés

En consolidant les politiques sociales et le travail des organisations publiques et à but non lucratif, le projet rEUsilience représente une grande avancée pour garantir que les décisions politiques apportent aux familles le soutien dont elles ont besoin pour se frayer un chemin dans un monde souvent difficile.

«Si nos recommandations sont prises en compte, notre travail aura un impact sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée d’un plus grand nombre de familles, ce qui renforcera la capacité de leurs membres à s’engager activement et à contribuer à une société et à une économie européennes résilientes», conclut Rense Nieuwenhuis.

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Détails du projet

Acronyme du projet
rEUsilience
N° du projet
101060410
Coordinateur du projet: Suède
Participants au projet:
Belgique
Croatie
Pologne
Espagne
Suède
Royaume-Uni
Coûts totaux
€ 2 317 925
Contribution de l’UE
€ 2 317 925
Durée
-

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